Il existe dans le monde plus de 3500 espèces de moustiques. Toutes les espèces ne se valent pas, puisque certaines peuvent véhiculer des maladies dangereuses pour l’être humain. Ce n’est donc plus le nombre de piqûres qui importe le plus, mais le type de piqûre.

Une étude a été menée par un étudiant afin de découvrir les mécanismes employés par ces insectes pour nous piquer. Comme nous l’explique l’article Un étudiant se laisse piquer par 100 moustiques affamés : il découvre comment ils nous traquent vraimentpublié le 19 avril 2026 sur le site Actu.fr :

« Les moustiques sont l’animal le plus dangereux au monde. Les maladies qu’ils transmettent, du paludisme à la dengue, provoquent plus de 700 000 décès par an. Les moustiques ont causé plus de morts que les guerres. […] Sur les 3 500 espèces de moustiques, plus de 100 sont dites anthropophiles, c’est-à-dire qu’elles préfèrent les humains comme source de nourriture. Certaines espèces sont capables de repérer une seule personne au milieu d’un troupeau entier de bovins pour aller lui sucer le sang. »

Comme nous pouvons le voir, l’étudiant cobaye de cette expérience n’a pas succombé à cette centaine de piqûres et personne ne semble réellement s’en être préoccupé.

Leur piqûre, dépendant du type de moustique, ne provoque donc en général pas de désagrément autre que des démangeaisons, comme l’indique l’article Pourquoi les piqûres de moustiques donnent-elles envie de se gratter ?, publié le 5 juin 2024 dans la revue Science et Vie. Cet article nous apprend que :

« Lorsqu’un moustique femelle pique, sa trompe pénètre d’abord dans l’épiderme, puis dans le derme de la peau à la recherche d’un capillaire sanguin où elle va aspirer du sang. Durant ces deux phases, elle injecte de la salive qui contient des substances anesthésiantes pour que la piqûre passe inaperçue, et des molécules anticoagulantes pour fluidifier le sang dans sa trompe. La salive contient une centaine de protéines et certaines provoquent une réaction inflammatoire qui se traduit visuellement par un bouton et par des démangeaisons pouvant aller jusqu’à des réactions allergiques chez certaines personnes. Ce bouton de quelques centimètres de diamètre apparaît quelques minutes après la piqûre et peut démanger plusieurs jours. Le gonflement peut durer plus longtemps, jusqu’à 7 jours. Les réactions varient en fonction de l’espèce de moustique, car la composition de la salive est différente, et d’une personne à l’autre, car la sensibilité individuelle à la réaction vis-à-vis de la piqûre n’est pas identique chez tout le monde. »

Sur le site de la Revue médicale suisse, nous trouvons une infographie indicative sur les piqûres des moustiques. On y voit notamment comment le moustique pique et les différents types de moustiques présents en Suisse.

Même si les effets de quelques piqûres peuvent s’avérer sans conséquences, avec un nombre aussi élevé que celui que vous évoquez, il va sans dire que les effets peuvent être plus néfastes chez certaines personnes. Cela a d’ailleurs été le cas pour une jeune femme, comme le souligne l’article Piquée plus de 200 fois par des moustiques, une étudiante se retrouve en arrêt de travail publié le 9 août 2022 dans le journal Ouest France :

« L’étudiante avait pourtant pris ses précautions en portant des vêtements longs et en se protégeant avec de l’antimoustique spécial, qui n’ont cependant pas fait effet. Elle constate, de retour chez elle, que ses jambes sont « boursouflées et couvertes de boutons ». « J’en ai compté plus de 200 !​ » s’alarme-t-elle. La douleur ne diminue pas et l’empêche de dormir. Elle ne peut même pas toucher ses jambes, qui la brûlent. Alors même qu’elle n’est pas allergique aux moustiques, le médecin que consulte l’étudiante lui apprend qu’elle a fait une réaction violente causée par un nombre de piqûres trop élevé. Le traitement prescrit aura finalement raison de la douleur, mais le médecin, qui lui délivre un arrêt de travail, « n’avait jamais vu une telle réaction ». »

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